13.05.2017 – Pape François à Fatima: Messe et Canonisations des deux petits bergers François et Jacinthe

13-05-2017

 

 

Nibiru 

13.05.2017 – François à Fatima: Messe et Canonisations

Pape François à Fatima avec la Canonisation des deux petits bergers François et Jacinthe auxquels la Sainte Vierge est apparue il y a tout juste 100 ans.

 

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Messe du 13 mai 2017 à Fatima.

Le Pape François a présidé ce matin une messe devant 500 000 fidèles pour le centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima. Dans une atmosphère d’intense recueillement, il a canonisé deux des trois petits bergers qui avaient reçu le message de Marie, François et Jacinthe Marto.

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2017.05.12 François à Fatima visite la Chapelle des apparitions

Diffusé en direct il y a 18 heures

heure locale 18h00 – 18h50 – Le Pape François visite la petite Chapelle des Apparitions au Sanctuaire de Notre Dame de Fatima

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François \ Célébrations liturgiques

François à Fatima : les petits bergers, exemples de sainteté pour «surmonter les souffrances» de la vie

Le Pape François célébrant la messe du 13 mai 2017 à Fatima. – REUTERS

13/05/2017 12:10
(RV) Ce samedi 13 mai 2017, cent ans après les apparitions de Fatima, les frère et sœur François et Jacinthe Marto ont été proclamés saints par le Pape. François a présidé la messe de canonisation devant 500 000 pèlerins rassemblés sous le soleil portugais, sur l’immense parvis du Sanctuaire de Fatima.

Après s’être incliné en prière devant les tombes en marbres de François et Lucie à l’intérieur de la basilique de Notre-Dame du Rosaire, il a invité à prendre exemple sur ces enfants, saint François Marto et sainte Jacinthe pour supporter les souffrances de la vie et être messager d’espérance.

«Nous avons une Mère !» s’est réjoui à plusieurs reprises le Pape dans son homélie, depuis le parvis du Sanctuaire. C’est «une Dame très belle» avaient dit avec leur langage d’enfant les petits voyants de Fatima, accompagnés de leur cousine Lucie. Ce Mère est venue avec un message, rappelle le Saint-Père. Un message «présageant et mettant en garde sur le risque de l’enfer pour celui qui mène une vie – souvent proposée et imposée – sans Dieu». Après cent années de bénédictions reçues du Ciel, ce message, parti «de ce Portugal riche d’espérance», s’est répandu aux quatre coins de la terre.

Le Pape François a invité à prendre exemple sur Saint François Marto et Sainte Jacinthe pour «surmonter les contrariétés et les souffrances» de la vie. Une force qui leur vient de «la Lumière de Dieu» et son adoration, offertes par Marie. Elle leur vient aussi de la prière insistante, souligne le Saint-Père. Ainsi, cette prière, que ces enfants faisaient chaque jour, a rendu constante la présence divine dans leur vie.

En 1917 au Portugal, la jeune Jacinthe, du haut de ses 7 ans, était touchée par la souffrance autour d’elle, de toutes ces «personnes qui pleurent à cause de la faim et qui n’ont rien à manger». La souffrance «des fils et filles» de Marie, le Pape l’a confiée lors de cette messe en plein air, en particulier pour apporter paix et espérance «pour les malades et les handicapés, les prisonniers et les chômeurs, les pauvres et les abandonnés».

Comme les pastoureaux, le Pape a appelé à être «une espérance pour les autres, une espérance réelle et réalisable». Une mission très exigeante, reconnait François, qui «met en route une vraie mobilisation générale contre l’indifférence qui nous glace le cœur et aggrave notre myopie» face aux souffrances de l’autre. «Nous ne voulons pas être une espérance avortée ! La vie peut survivre seulement grâce à la générosité d’une autre vie.»

Comme les bergers de la Cova da Iria, nous «nous cramponnons à Marie comme des enfants, et ainsi vivons de l’espérance qu’elle appuie sur Jésus». C’est elle qui donne son humanité à Jésus en l’engendrant, poursuit le Saint-Père, et ainsi, par Lui, «apporte auprès du Père céleste notre humanité dans le ciel à la droite du Père». Il a invité les pèlerins à faire de cette espérance un «levier de la vie», à apprendre à «redécouvrir le visage jeune et beau de l’Eglise, qui resplendit quand elle est missionnaire, accueillante, libre, fidèle, pauvre en moyens et riche d’amour».

Le 13 mai 1917, trois petits bergers de la Cova da Iria, petite bourgade du centre du Portugal ont vu la Vierge apparaitre devant eux. A six reprises, le 13 de chaque mois, Marie s’est manifestée à ces enfants, François, Jacinthe et Lucie, leur délivrant un secret, prophétique d’évènements tragiques du XXè siècle mais aussi de la miséricorde infinie de Dieu pour l’humanité.

Pour voir ou revoir la messe en vidéo (avec commentaire en français) :

Le texte intégral de l’homélie du Saint-Père :

«Apparut dans le ciel une femme ayant le soleil pour manteau» atteste le voyant de Patmos dans l’Apocalypse (12,1), faisant aussi observer qu’elle est sur le point de donner naissance à un fils. Puis, dans l’Evangile, nous avons entendu Jésus dire au disciple : «Voici ta mère» (Jn 19, 26-27). Nous avons une Mère ! Une “Dame très belle“, comme disaient entre eux les voyants de Fatima sur la route de la maison, en ce jour béni du 13 mai, il y a cent ans. Et, le soir, Jacinthe ne réussit pas à se retenir, et elle révèle le secret à sa maman : «Aujourd’hui j’ai vu la Vierge». Ils avaient vu la Mère du ciel. Le regard d’un grand nombre s’est dirigé dans la direction que suivaient leurs yeux, mais… ils ne l’ont pas vue. La Vierge Mère n’est pas venue ici pour que nous la voyions : pour cela nous aurons toute l’éternité, si nous allons au ciel, bien entendu.

Mais elle, présageant et nous mettant en garde contre le risque de l’enfer où mène la vie – souvent proposée et imposée – sans Dieu et qui profane Dieu dans ses créatures, elle est venue nous rappeler la lumière de Dieu qui demeure en nous et qui nous couvre, car, comme nous l’avons entendu dans la première lecture, «l’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu» (Ap 12, 5). Et, selon les paroles de Lucie, les trois privilégiés se trouvaient dans la lumière de Dieu qui rayonnait de la Vierge. Elle les enveloppait dans le manteau de lumière que Dieu lui avait donné. Comme le croient et le sentent de nombreux pèlerins, si non tous, Fatima est surtout ce manteau de lumière qui nous couvre, ici comme partout ailleurs sur la terre quand nous nous réfugions sous la protection de la Vierge Marie pour lui demander, comme l’enseigne le Salve Regina, “montre-nous Jésus”.

Chers pèlerins, nous avons une Mère. Cramponnés à elle comme des enfants, vivons de l’espérance fondée sur Jésus, car, comme nous l’avons entendu dans la seconde lecture, à cause de Jésus-Christ, et de lui seul, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes régneront dans la vie (cf. Rm 5,17). Quand Jésus est monté au ciel, il a apporté auprès du Père céleste l’humanité – notre humanité – qu’il avait assumée dans le sein de la Vierge Mère ; et il ne s’en séparera jamais plus. Fixons notre espérance, comme une ancre, dans cette humanité placée dans le ciel à la droite du Père (cf. Ep 2,6). Que cette espérance soit le levier de la vie de chacun de nous ! Une espérance qui nous soutient toujours, jusqu’au dernier souffle.

Forts de cette espérance, nous sommes réunis ici pour remercier des innombrables bienfaits que le Ciel a accordés au cours de ces cent années, passées sous ce manteau de lumière que la Vierge, à partir de ce Portugal porteur d’espérance, a étendue aux quatre coins de la terre. Nous avons comme exemples devant nos yeux saint François Marto et sainte Jacinthe, que la Vierge Marie a introduits dans la mer immense de la lumière de Dieu et y a conduits pour l’adorer. De là leur venait la force de surmonter les contrariétés et les souffrances. La présence divine devint constante dans leur vie, comme cela se manifeste clairement par la prière insistante pour les pécheurs et par le désir permanent de rester près de “Jésus caché” dans le Tabernacle.

Dans ses Mémoires (III, n. 6), Sœur Lucie donne la parole à Jacinthe qui venait d’avoir une vision : «Ne vois-tu pas beaucoup de routes, beaucoup sentiers et de champs pleins de gens qui souffrent de faim et qui n’ont rien à manger ? Et le Saint-Père dans une église, devant le Cœur Immaculé de Marie en prière ? Et beaucoup de monde en prière avec lui ?». Merci frères et sœurs, de m’accompagner ! Je ne pouvais pas ne pas venir ici pour vénérer la Vierge Mère et lui confier ses fils et ses filles. Sous son manteau ils ne se perdent pas ; de ses bras viendront l’espérance et la paix dont ils ont besoin, et que je demande pour tous mes frères dans le baptême et en humanité, en particulier pour les malades et les personnes avec handicap, pour les détenus et les chômeurs, pour les pauvres et les personnes abandonnées. Chers frères, prions Dieu dans l’espérance que les hommes nous écoutent ; et adressons-nous aux hommes avec la certitude que Dieu nous porte secours.

En effet, il nous a créés comme une espérance pour les autres, une espérance réelle et réalisable selon l’état de vie de chacun. En “demandant” et “exigeant” de chacun de nous l’accomplissement de son devoir d’état (Lettre de Sœur Lucie, 28 février 1943), le ciel déclenchait une vraie mobilisation générale contre cette indifférence qui nous gèle le cœur et aggrave notre myopie. Nous ne voulons pas être une espérance avortée ! La vie ne peut survivre que grâce à la générosité d’une autre vie. «Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit» (Jn 12,24), a dit et fait le Seigneur qui nous précède toujours. Quand nous passons par quelque croix, il y est déjà passé en premier. Ainsi nous ne montons pas sur la croix pour trouver Jésus ; mais c’est lui qui s’est humilié et qui est descendu jusqu’à la croix pour nous trouver et, en nous, vaincre les ténèbres du mal et nous reconduire à la lumière.

Sous la protection de Marie, nous sommes, dans le monde, des sentinelles du matin qui savent contempler le vrai visage de Jésus Sauveur, celui qui brille à Pâques, et redécouvrir le visage jeune et beau de l’Eglise, qui resplendit quand elle est missionnaire, accueillante, libre, fidèle, pauvre en moyens et riche d’amour.

(CV-BH)

 

13/05/2017 12:10

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Pour la première étape de son pèlerinage à Fatima, le Pape s’est rendu devant la petite chapelle des Apparitions pour une prière à Marie, devant des centaines de milliers de fidèles.

Le texte intégral de cette prière est à retrouver dans l’article ci-dessous.

François \ Activités

François prie dans la Chapelle des apparitions

Le Pape François prie devant la petite chapelle des apparitions à Fatima – AFP

12/05/2017 20:00
(RV) Une foule de plusieurs centaines de milliers de personnes a accueilli le Pape François à son arrivée en hélicoptère au Sanctuaire de Fatima. Une foule venue de tout le Portugal, puisqu’un jour férié avait été décrété pour faciliter la participation à ce pèlerinage de prière ; une foule venue également des quatre coins du monde pour prier au pied de Notre Dame de Fatima qui il y a cent ans apparaissait à trois petits bergers, François, Jacinthe et leur cousine Lucie.Abattre les murs et vaincre les frontières«Avec Marie en pèlerin d’espérance et de paix», comme l’annonce la devise de ce 19ème voyage apostolique, le Saint Père s’est incliné devant la «Reine du Rosaire de Fatima», et a longuement prié, demandant à Celle qui voit les douleurs de la famille humaine, «la concorde entre tous les peuples».
Se déclarant, dans sa longue prière mariale, «prophète et messager pour laver les pieds à tous les hommes», François demande à Marie de nous faire suivre l’exemple des petits bergers, François et Jacinthe, pour «abattre tous les murs», pour «vaincre toutes les frontières», et pour aller «vers toutes les périphéries», afin de révéler la justice et la paix de Dieu. Et François de poursuivre : «Nous serons une Eglise vêtue de blanc, de la pureté blanchie dans le sang de l’agneau versé aujourd’hui encore dans toutes les guerres qui détruisent le monde».Une rose d’or pour Notre DameLe Saint Père a déposé une Rose pour Notre Dame de Fatima, une rose d’or qu’il avait déjà annoncée dans le message vidéo adressée deux jours avant son voyage. Une rose d’or en signe de l’union physique ou spirituelle avec tous les pèlerins de Fatima.
François à son arrivée a traversé la foule en papamobile avant de se recueillir longuement en silence devant la petite chapelle, et devant la statue de Notre Dame de Fatima. La foule s’était alors faite silencieuse pour partager avec le Pape l’intensité de sa prière.(JCP)

Texte intégral de la prière du Pape François à la Chapelle des apparitions:

Le Saint-Père :
Salut Reine,
Bienheureuse Vierge de Fatima,
Dame au Cœur Immaculé,
refuge et chemin qui conduit à Dieu !
Pèlerin de la Lumière qui nous vient de tes mains,
je rends grâce à Dieu le Père qui, en tout temps et en tout lieu, agit dans l’histoire humaine ;
pèlerin de la Paix qu’en ce lieu tu annonces,
je loue le Christ, notre paix, et pour le monde je demande la concorde entre tous les peuples ;
pèlerin de l’Espérance que l’Esprit anime,
je me veux prophète et messager pour laver les pieds à tous les hommes, à la même table qui nous unit.

Refrain chanté par l’assemblée
Ave o clemens, ave o pia !
Salve Regina Rosarii Fatimae.
Ave o clemens, ave o pia !
Ave o dulcis Virgo Maria.

Le Saint-Père :
Salut, Mère de Miséricorde,
Dame au manteau blanc !
En ce lieu où, il y a cent ans,
tu as montré à tous les desseins de la Miséricorde de notre Dieu,
je regarde ton manteau de lumière,
et, en tant qu’évêque vêtu de blanc,
je me souviens de tous ceux qui,
vêtus de la pureté baptismale,
veulent vivre en Dieu
et prient les mystères du Christ pour obtenir la paix.

Refrain…

Le Saint-Père :
Salut, vie et douceur,
Salut, notre espérance,
Ô Vierge Pèlerine, ô Reine universelle !
Au plus profond de ton être,
en ton Cœur Immaculé,
vois les joies de l’être humain
lorsqu’il est en pèlerinage vers la Patrie céleste.
Au plus profond de ton être,
en ton Cœur Immaculé,
vois les douleurs de la famille humaine
qui gémit et pleure dans cette vallée de larmes.
Au plus profond de ton être,
en ton Cœur Immaculé,
orne-nous de la splendeur de tous les joyaux de ta couronne
et fais de nous des pèlerins comme tu as été pèlerine.
Par ton sourire virginal
affermis la joie de l’Église du Christ
Par ton regard de douceur, renforce l’espérance des enfants de Dieu.
Par les mains orantes que tu élèves vers le Seigneur,
unis tous les hommes dans une unique famille humaine.

Refrain…

Le Saint-Père :
Ô clémente, ô pieuse,
O douce Vierge Marie,
Reine du Rosaire de Fatima !
Fais-nous suivre l’exemple des bienheureux François et Jacinthe,
et de tous ceux qui témoignent du message de l’Évangile.
Nous parcourrons, ainsi, toutes les routes,
nous serons pèlerins sur tous les chemins,
nous abattrons tous les murs
et nous vaincrons toutes les frontières,
en allant vers toutes les périphéries,
en y révélant la justice et la paix de Dieu.
Nous serons, dans la joie de l’Évangile, une Église vêtue de blanc, de la pureté blanchie dans le sang de l’Agneau
versé aujourd’hui encore dans toutes les guerres qui détruisent le monde dans lequel nous vivons.
Et ainsi nous serons, comme Toi, une image de la colonne lumineuse
qui éclaire les chemins du monde,
en montrant à tous que Dieu existe,
que Dieu est présent,
que Dieu habite au milieu de son peuple,
hier, aujourd’hui et pour toute l’éternité.

Refrain…

Le Saint-Père avec les fidèles :
Salut, Mère du Seigneur,
Vierge Marie, Reine du Rosaire de Fatima !
Bénie entre toutes les femmes,
tu es l’image de l’Église vêtue de la lumière pascale,
tu es l’honneur de notre peuple,
tu es le triomphe sur l’assaut du mal.

Prophétie de l’Amour miséricordieux du Père,
Maîtresse de l’Annonce de la Bonne Nouvelle du Fils,
Signe du Feu ardent de l’Esprit Saint,
enseigne-nous, dans cette vallée de joies et de douleurs,
les vérités éternelles que le Père révèle aux tout-petits.

Montre-nous la force de ton manteau protecteur.
En ton Cœur Immaculé,
Sois le refuge des pécheurs
et le chemin qui conduit à Dieu.

Uni à mes frères,
dans la Foi, dans l’Espérance et dans l’Amour,
je me confie à Toi.
Uni à mes frères, par Toi, je me consacre à Dieu,
ô Vierge du Rosaire de Fatima.

Et finalement, enveloppé dans la Lumière qui nous vient de tes mains,
je rendrai gloire au Seigneur pour les siècles des siècles.
Amen !

 

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Vendredi soir, en prélude à la canonisation des deux petits bergers de Fatima dans le cadre du centenaire des apparitions de la Vierge Marie dans ce village du Portugal, le Pape François a participé à la récitation des Mystères joyeux du Rosaire, en présence de 400 000 pèlerins rassemblés sur l’esplanade de ce sanctuaire.

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François \ Célébrations liturgiques

À Fatima, le Pape invite les pèlerins à être «marials»

Des pèlerins devant la basilique Notre-Dame du Rosaire à Fatima le 12 mai 2017. – REUTERS

12/05/2017 21:37
(RV) « Si nous voulons être chrétiens, nous devons être marials ». Citant les paroles de Paul VI, c’est l’invitation du Pape François qui a salué ainsi les pèlerins de Fatima vendredi 12 mai 2017 au soir, lors de ce centenaire des apparitions de la Vierge. Après un dîner en privé à la Casa « Nossa Senhora do Carmo », cet ancien hôpital qui donne directement sur le sanctuaire, le Saint-Père est descendu de la papamobile sur l’esplanade, pour se présenter en pèlerin, à pieds, au milieu des fidèles. Il s’est ensuite adressé à la foule fervente, éclairée de milliers de bougies, venue prier un peu plus tôt aux pieds de la statue de Marie dans la Chapelle des apparitions. C’est un « pèlerinage vécu dans l’espérance et dans la paix » a rappelé le Pape, comme le dit le slogan de ce 19è voyage apostolique, le premier au Portugal. Lors de cette veillée mariale, il a développé le sens de la figure de Marie.« Qui est Marie ? » a interrogé le Pape. C’est une « Maîtresse de vie spirituelle, la première qui a suivi le Christ sur la “voie étroite” de la croix » qui donne l’exemple, bien plus qu’une « Dame “inaccessible” et donc inimitable » ou une « “image pieuse” à laquelle on a recours pour recevoir des faveurs à bas coût », répond-il avec fermeté. C’est elle, cette « Mère douce et attentive » qui a donné un visage humain au Fils du Père éternel, rappelle le Pape. Un visage à contempler « dans les moments joyeux, lumineux, douloureux et glorieux de sa vie ». Car c’est avec la récitation du Rosaire, que « l’Évangile reprend sa route dans la vie de chacun, dans la vie des familles, des peuples et du monde ». En effet, « si nous voulons être chrétiens, nous devons être marials, c’est-à-dire que nous devons reconnaître le rapport essentiel, vital, providentiel qui unit Marie à Jésus et qui nous ouvre le chemin qui nous conduit à Lui ».Elle n’est pas non plus celle « qu’on voit tenir ferme le bras justicier de Dieu prêt à punir » insiste le Pape. Car les pêcheurs ne sont pas punis par le jugement de Dieu, mais sont pardonnés par sa miséricorde, met-il en garde. Marie, poursuit le Pape, c’est cette « force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection », et de l’humilité qui ne « sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants » estime enfin le Saint-Père, avant d’inviter les pèlerins à prier pour que cette « Mère les prenne dans ses bras, les couvre de son manteau et les place à côté de ton Cœur ».
Ce vendredi, le Pape a tenu a respecté l’enseignement de la Vierge, en confiant à Jésus « spécialement ceux qui en ont le plus besoin 
» (Apparition de juillet 1917), « les déshérités et malheureux à qui a été volé le temps présent, chacune des personnes exclues et abandonnées à qui est nié l’avenir, chacun des orphelins et des victimes de l’injustice à qui il n’est pas permis d’avoir un passé ».(BH)

Texte intégral du Salut du Père lors de la bénédiction des cierges au Sanctuaire de Fatima le 12 mai 2017VEILLEE MARIALE
Salut à la Vierge – 12 mai 2017Chers pèlerins de Marie et avec Marie !Merci de m’avoir accueilli parmi vous et de vous être unis à moi en ce pèlerinage vécu dans l’espérance et dans la paix. Dès maintenant, je désire assurer tous ceux qui se trouvent unis à moi, ici ou ailleurs, que je vous porte tous dans mon cœur. Je sens que Jésus vous a confiés à moi (cf. Jn 21, 15-17), et je vous embrasse et vous confie tous à Jésus, “spécialement ceux qui en ont le plus besoin” – comme la Vierge nous a enseigné à prier (Apparition de juillet 1917). Que la Mère, douce et attentive à tous ceux qui sont dans le besoin, leur obtienne la bénédiction du Seigneur ! Sur chacun des déshérités et des malheureux à qui a été volé le temps présent, sur chacune des personnes exclues et abandonnées à qui est nié l’avenir, sur chacun des orphelins et des victimes de l’injustice à qui il n’est pas permis d’avoir un passé, que descende la bénédiction de Dieu incarnée en Jésus Christ : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en sa grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Nb 6, 24-26)Cette bénédiction s’est accomplie pleinement dans la Vierge Marie, puisqu’aucune autre créature n’a vu resplendir sur elle le visage de Dieu comme elle, qui a donné un visage humain au Fils du Père éternel ; et nous, maintenant, nous pouvons le contempler successivement dans les moments joyeux, lumineux, douloureux et glorieux de sa vie, que nous revisitons dans la récitation du Rosaire. Avec le Christ et Marie, nous demeurons en Dieu. En effet, « si nous voulons être chrétiens, nous devons être marials, c’est-à-dire que nous devons reconnaître le rapport essentiel, vital, providentiel qui unit Marie à Jésus et qui nous ouvre le chemin qui nous conduit à Lui » (Paul VI, Discours au cours de la visite au sanctuaire de la Vierge de Bonaria, Cagliari, 24 avril 1970). Ainsi, chaque fois que nous récitons le Rosaire, en ce lieu béni ou en n’importe quel autre lieu, l’Evangile reprend sa route dans la vie de chacun, dans la vie des familles, des peuples et du monde.Pèlerins avec Marie… Quelle Marie ? Une Maîtresse de vie spirituelle, la première qui a suivi le Christ sur la “voie étroite” de la croix, nous donnant l’exemple, ou au contraire une Dame “inaccessible” et donc inimitable ? La “Bienheureuse pour avoir cru” toujours et en toutes circonstances aux paroles divines (cf. Lc 1, 42.45), ou au contraire une “image pieuse” à laquelle on a recours pour recevoir des faveurs à bas coût ? La Vierge Marie de l’Evangile, vénérée par l’Eglise priante, ou au contraire une Marie affublée d’une sensibilité subjective qu’on voit tenir ferme le bras justicier de Dieu prêt à punir : une Marie meilleure que le Christ, vu comme un juge impitoyable ; plus miséricordieuse que l’Agneau immolé pour nous.On commet une grande injustice contre Dieu et contre sa grâce quand on affirme en premier lieu que les pécheurs sont punis par son jugement sans placer avant – comme le manifeste l’Evangile – qu’ils sont pardonnés par sa miséricorde ! Nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement et, de toute façon, le jugement de Dieu sera toujours fait à la lumière de sa miséricorde. Evidemment la miséricorde de Dieu ne nie pas la justice, parce que Jésus a pris sur lui les conséquences de notre péché avec le châtiment mérité. Il ne nie pas le péché mais il a payé pour nous sur la Croix. Et ainsi, dans la foi qui nous unit à la Croix du Christ, nous sommes libérés de nos péchés ; mettons de côté toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne convient pas à celui qui est aimé (cf. 1 Jn 4, 18).  « Chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. […] Cette dynamique de justice et de tendresse, de contemplation et de marche vers les autres, est ce qui fait d’elle un modèle ecclésial pour l’évangélisation » (Evangelii gaudium, n. 288).Que chacun de nous puisse devenir, avec Marie, signe et sacrement de la miséricorde de Dieu qui pardonne toujours, qui pardonne tout.Pris par la main de la Vierge Mère et sous son regard, nous pouvons chanter avec joie les miséricordes du Seigneur. Nous pouvons dire : Mon âme chante pour toi, Seigneur ! La miséricorde que tu as eue envers tous tes saints et envers le peuple fidèle tout entier, est aussi arrivée jusqu’à moi. A cause de l’orgueil de mon cœur, j’ai vécu distrait derrière mes ambitions et mes intérêts, sans réussir cependant à n’occuper aucun trône, ô Seigneur ! L’unique possibilité d’exaltation que j’ai est celle-là : que ta Mère me prenne dans ses bras, me couvre de son manteau et me place à côté de ton Cœur. Et qu’il en soit ainsi.

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